Etude des OVNI en catégorie "croyance" puis "pseudo-science" sur Wikipedia

De U-Sphere
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Vieille illustration par le magasine Fate du cas de Kenneth Arnold, le 24 juin 1947, fondateur du mythe moderne de la soucoupe volante.
J'ai pu lire une vieille page de discussion de wikipedia accompagnant l'article sur la catégorie croyance (2005) à propos de la classification du phénomène des OVNI.

Un peu lassé par ce "combat" qui m'apparait plus que d'arrière garde: fallait-il répondre ? La question qui se posait était : "doit-on rattacher l'ufologie aux croyances et sinon la classer parmi les pseudo-science" ? C'était le parti pris par au moins l'un des administrateurs bénévoles de wikipedia.fr.

L'erreur me semble faite faite de vouloir définir la pseudo-science par rapport à un ensemble de sujets d'étude plus que par rapport à la façon dont le sujet est traité. Voir à ce propos la liste publiée sur la page Pseudo-Science: dessein intelligent, astrologie, orgonomique, graphologie, ufologie, cryptozoologie, céréologie, parapsychologie, metapsychique, ...

Telle qu'elle est posée, cette liste semble être élaborée plus par le sujet traité par les disciplines que par la manière dont la science y est conduite, (car quelles sont les analyses de référence permettant de classer celles-ci en catégorie "pseudo science" ?), l'évaluation parait biaisé.

Ainsi, il paraitrait normal d'avoir une ufologie "pseudo-scientifique" et une ufologie "scientifique" cela n'est absolument pas incompatible. Il s'agit donc bien d'une question de méthode. Peut-on dans cas tenir une position unilatérale sur un ensemble de sujets ?

Ce qui apparait, c'est que sont les croyances et la subjectivité des administrateurs de wikipedia.fr qui s'exprime, et par induction, confère de l'irrationalité aux sujets traités.

Ce traitement est aussi culturel et ne fait que perpétuer une tradition. Par exemple, il en va ainsi pour la classification des livres d'ufologie : relégués au rayon ésotérisme alors qu'en toute justice, à moins d'y inclure des croyances personnelles et ses propres interprétations, relater des faits observés n'a rien d'ésotérique (!) L'impact sociologique est d'autant plus important, que cela confine des sujets dans un cocon d'irrationalité, à tout jamais enfermés par jugement sur le sujet et non la méthode.

Voici donc la réponse que j'ai apportée à la page de discussion de la Catégorie Croyance de wikipedia.fr :

vmichael|vmichael 17:02, 10 août 2008 (CET) Dans la droite ligne de cette discussion, placeriez-vous le travail du GEIPAN au CNES, concernant l'étude des PAN dans le champ de la pseudo-science ? Et de fait, considérez vous que les PAN qui sont associés à cette étude constituent une croyance ? Notez au passage que les OVNI sont une sous-catégorie des PAN. Je vous propose de soumettre cet avis au CNES.

Ne confond t-on pas dans ce débat la discussion entre, d'une part, l'existence d'un sujet et, d'autre part, l'étude de ce sujet ? Je vais peut-être vous choquer, mais les phénomènes inexpliqués, par essence, existent. Sinon, précisément, il n'y aurait aucune recherche et les chercheurs du monde entier lèveraient immédiatement leur crayon. Concernant les PAN, il existe un nombre considérable de photos ou de témoignages croisés considérés comme crédibles qui n'appellent pour l'instant aucune réponse. Il n'y a qu'à observer les statistiques du GEIPAN pour s'en rendre compte. Faut-il supposer que vous mettez ces résultats sur le compte de la pseudo-science ? Je pense que ne pas convenir qu'il existe une certaine proportion de phénomènes non identifiés qui se déroule dans nos cieux serait faire preuve d'une certaine forme de déni, (précisément de croyance), dont la conséquence la plus immédiate est de repousser toute tentative de recherche rationnelle et donc les possibilités d'éclaircir les questions qui se posent.

Je vous renvoie pour compléter votre point de vue à la lecture du préambule du rapport Cometa rédigé par le professeur André Lebeau, ancien directeur du CNES dont je vous rapporte ici les premières phrases:

André Lebeau, ancien président du Centre national d'études spatiales

Il n'est pas bien porté, dans certains milieux scientifiques, de se préoccuper de phénomènes dont on juge qu'ils appartiennent à la mythologie populaire ou, qu'en tout cas, ils sont étrangers à la science. Ainsi des pierres tombées du ciel, longtemps considérées dans notre pays comme relevant de la fable. Pourtant, le jour où une grêle de météorites sur la ville de Laigle permit une observation collective et indiscutable, elles entrèrent dans le champ de la science. Un siècle plus tard, la NASA les a érigées, sans doute hâtivement, en témoins de l'existence d'une vie primitive sur Mars.

Les phénomènes de cette nature posent à l'approche scientifique un problème préalable : existe-t-il un fait scientifique ?

Lorsque le phénomène relève de l'expérimentation, le critère à mettre en oeuvre est simple ; c'est la reproductibilité de l'expérience qui est la pierre de touche et fournit le fait qu'il s'agit ensuite d'interpréter. Mais lorsque le phénomène est inaccessible à l'expérimentation, lorsque l'observation répétée est la seule ressource sur laquelle on puisse se fonder, comme c'est le cas en astronomie et dans la plus grande partie de la géophysique, la situation est plus difficile. Cependant, lorsque le fait, même rare, possède une visibilité collective indiscutable, son accession au statut d'objet scientifique demeure aisée. Eclipses, comètes et novae sont reconnues dans leur existence depuis la plus haute Antiquité, même si leur interprétation a longtemps comporté - et comporte encore parfois -une dimension religieuse. L'observation collective et simultanée joue alors le même rôle que la reproductibilité de l'expérience.

Il en va autrement lorsque l'événement est non seulement rare mais discret et lorsque les témoins sont, à chaque occurrence, en nombre réduit, ce qui ouvre la porte à diverses suspicions. C'est à cette catégorie qu'appartiennent les objets votants non identifiés, les OVNI. On rencontre dans leur cas deux difficultés supplémentaires. ...suite...

Ainsi, rien n'est figé et ce n'est pas parce qu'un phénomène aérien est inconnu qu'il ne mérite pas d'être étudié et pire(!) doive t être relégué au domaine des croyances et son étude au rang de "pseudo-science". C'est pourtant bien ce qui est suggéré suivant la catégorisation proposée ici à propos des OVNI. Sans remonter aussi loin dans le temps qu'André Lebeau, il y a quelques années à peine, un nouveau type de phénomène atmosphérique a du reste été reconnu, passant donc de la catégorie des "PAN D" à la catégorie des "PAN A" (phénomènes identifiés) selon la classification du CNES : les farfadets et les sprites. Ce genre de phénomène faisait donc selon vous partie des croyances et antérieurement, son étude de la pseudo-science.

D'autres PAN encore plus atypiques se produisent tous les jours tels que ceux d'Hessdalen, et ils mériteraient un regard scientifique sérieux. Si donc le CNES doit engager un programme "d'étude" sur ces OVNI (ou PAN, terme qui a été choisi précisément car il a tendance à être psychosociologiquement mieux accepté), il financera et fera donc de la pseudo-science... Il faudra leur rappeler cela par un courrier avec AR le moment venu: nous payons des impots là-dessus tout de même !

Si le débat est si difficile, c'est que la confusion entre "inconnu" et "croyance" règne, ou l'assimilation des phénomènes inconnus à des "croyances" posée de manière implicite conduit à rejeter l'étude sous prétexte d'irrationalisme. Malheureusement, tant que certains s'acharneront à croire (car c'est bien de croyance dont il s'agit) que des phénomènes de nature inconnue et "volante" ne peuvent pas exister, leur étude ne pourra évidemment pas avancer sereinement. Personne n'a envie d'être taxé d'irrationnel, et un scientifique encore moins.

"Restez Calme Dr Condon ! Dites-leur simplement que vous ne croyez pas en eux !" L'université du Colorado avait été choisie au cours des années 70 pour l'élaboration d'un rapport officiel sur le phénomène OVNI. Le fameux rapport Condon, qui porte du reste le même nom que la personne désignée afin de réduire le phénomène à sa plus petite portion congrue.

michael.vaillant () free.fr