FED, spéculation, pétrole et Iran

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5 Septembre 2008 : poursuite du scénario, bientôt le creux de la vague …

Attaque imminente sur l'Iran selon un article du quotidien hollandais, "De Telegraaf", le 29 août dernier.

D'après ce journal hollandais, les services secrets des Pays-Bas auraient suspendu toute opération d'espionnage en Iran en raison d'une attaque américaine imminente. Depuis des mois, les Etats-Unis et Israël prévoient d'effectuer une attaque aérienne contre les équipements nucléaires de l'Iran. Samedi, un commandant militaire iranien a averti que toute attaque sur l'Iran pourrait être à l'origine d'une troisième guerre mondial

Cette information relayée du Jerusalem Post est reprise en français accompagnée d'une vidéo sur ce site: http://w41k.info/?read=20017 (article du 4/09/08). A noter toutefois que le Jerusalem Post écrit qu'il n'a pu confirmer l'information du "De Telegraaf".

La Géorgie, l'Iran et la stratégie Israélienne

Pour la première fois je lis une information qui semble s'intégrer de façon cohérente dans le contexte géostratégique régional, et donner du sens aux événements récents en Géorgie:

Extrait d'un article de Justin Raimondo Washington Times - traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

September Surprise : soyez prêts

[...] D'après un article du vétéran correspondant du Washington Times Arnaud de Borchgrave, l'intime coopération des Israéliens avec l'armée géorgienne dans la mise au point du blitz contre l'Ossétie du Sud déclenché par le président Saakashvili avait eu pour origine une promesse des Géorgiens de permettre aux Israéliens d'utiliser les terrains d'aviation de la Géorgie afin de concocter leur frappe contre l'Iran.

Le principal problème auquel Tel Aviv était confronté, pour rendre ses menaces contre l'Iran ne serait-ce que crédibles, était la distance à couvrir pour les avions de combat israéliens, qui auraient eu une grande difficulté à parvenir sur leurs cibles et à en revenir sans se réapprovisionner en carburant. Grâce à l'accès aux aéroports de l' « Israël du Caucase », comme Borchgrave appelle la Géorgie - en citant Saakashvili - la probabilité d'une attaque israélienne entra dans le monde des possibilités réalistes. De Borchgrave affirme :

« Aux termes d'un accord secret conclu entre Israël et la Géorgie , deux aérodromes du Sud de la Géorgie ont été désignés pour le décollage de bombardiers israéliens, dans l'éventualité d'attaques préemptives (israéliennes) contre des installations nucléaires iraniennes.. Cela aurait la vertu de réduire considérablement la distance que les bombardiers israéliens auraient eu à couvrir avant de pouvoir frapper leur cible en Iran. Ajoutons que, pour atteindre l'espace aérien géorgien, l'armée de l'air israélienne survolerait la Turquie.

« L'attaque contre l'Ossétie du Sud ordonnée par Saakashvili dans la nuit du 7 août a donné aux Russes un prétexte qui leur a permis d'ordonner aux Forces Spéciales (russes) d'investir ces installations israéliennes, dans lesquelles un certain nombre de drones israéliennes auraient été saisis. »

Des rapports faisant état d'un nombre indéterminé de « conseillers » israéliens en Géorgie (allant de cent à mille) ne dit rien de bon, en ce qui concerne la situation sur le terrain. Les Israéliens étant d'ores et déjà installés dans ce pays, c'est toute la logistique d'une telle attaque par le revers qui serait grandement simplifiée. Les pilotes israéliens n'auraient plus qu'à survoler l'Azerbaïdjan, et ils se retrouveraient dans l'espace aérien iranien - avec Téhéran sous leur feu. [...]

Or, parallèlement, comme un correspondant me l'a justement indiqué :

Le pentagone n'a pas donné l'autorisation a Israel d'aller survoler l'Iraq afin de bombarder L'Iran. Gates ainsi que le chief of staff du pentagone font tout pour empêcher cela, car ils sont assez intelligents pour réaliser que les répercussions dans le moyen orient seraient incontrôlables. Si McCain avec Palin sont élu, et ces gens mettent des crétins partout au Pentagon, alors là... ce scénario serait très possible..

autre extrait de l'article de Justin Raimondo
[...]

Il n'est peut-être pas besoin d'attendre aussi longtemps si les Israéliens ont trouvé une solution de rechange en Géorgie. Et ceci explique certainement aussi la réaction "surdimensionnée" de la Russie qui a certainement vu les choses venir : si les hollandais sont au courant de quelque chose, on peut imaginer que d'autres pays soient également informés. D'où peut-être également la volonté de la Russie de rester sur zone pour mieux contrôler ou observer ce qui s'y passerai, le cas échéant.

Confrontés à ce fait accompli - si l'on doit en croire les Hollandais - les Américains semblent avoir capitulé. Si tel est effectivement le cas, il ne nous reste plus beaucoup de temps. Bien que de Borchgrave écrive que i(« le fait que l'aviation israélienne puisse toujours compter sur ces bases aériennes (en Géorgie, ndt) pour lancer des raids de bombardement contre les installations nucléaires iraniennes est désormais (après l'intervention défensive russe, ndt) remis en doute »)i, je ne vois pas, personnellement, pour quelle raison la défaite des Géorgiens dans la guerre de Saakashivili contre les Ossètes devrait nécessairement signifier que le projet (israélien, ndt) de frapper l'Iran via la Géorgie aurait été ajourné. De fait, à la lecture du compte-rendu sidérant que fait de Borchgrave de l'ampleur de la collaboration Tel Aviv-Tbilissi, on ne peut trouver des raisons supplémentaires, pour tous ceux que cette question préoccupent, de continuer à se faire des cheveux blancs [...]


La grande décrue du pétrole et les spéculateurs

Idéalement, pour les spéculateurs, le début du conflit devrait coïncider avec le creux de l’énorme vague ayant vu le reflux du pétrole et déclenchée par Ben Bernanke : si l’on poursuit la courbe actuelle, à la louche, l’asymptote basse sera bientôt atteinte autour de 95/100 $ : plus que quelques courtes semaines: à la fin du mois de septembre ou au début du mois d'octobre, nous devrions y être. De là à dire que c'était calculé, l'avenir dira ...

Ce graphique représente une « projection » faite le 8 août 2008. La décrue envisagée est typique des autres décrues observables à plus petite échelle.

Pour le candidat républicain

A noter aussi qu’il semblerait qu'une attaque serait favorable au candidat républicain : l’opinion se rangerait plus volontiers derrière un vétéran qu’un jeune sans expérience. J’aimerais bien connaître l’avis d’américains sur ce sujet.

September surprise, October suprise...

Voir à ce propos l'article du wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/October_surprise et d’autres sur internet...

Ces "surprises" correspondent à des événements politiques survenant juste avant les élections et pouvant influencer le résultat de celles ci:

"An October surprise is American political jargon describing a news event with the potential to influence the outcome of an election, particularly one for the presidency. It is so called because Election Day in the U.S. is the Tuesday after the first Monday in November, and events shortly before the election have greater potential to swing votes. Most of the time, the term is used to label actions of a sitting president, especially with regard to military or foreign policy matters, but it can also apply to news stories unfavorable to the incumbent administration. "Historically, news outlets avoid investigative pieces critical of candidates within days of an election to avoid appearing partisan." [1] Particularly since the 1980 election, the term has been pre-emptively used to discredit late-campaign news by one side or the other."

Alors ?

Alors, rien n’est certain, évidemment : c’est le genre d’information que nous entendons régulièrement depuis plusieurs mois.

Cette dernière année a vraisemblablement donné lieu à des luttes internes entre le pouvoir politique américain d’une part, et le pouvoir militaire ainsi que les services de renseignement d’autre part (se rappeler notamment les annonces de la CIA ayant scié les positions de l'administration Bush). Les uns favorables et les autres opposés à une intervention. Parallèlement, la « diplomatie » américaine s’est offerte l’opportunité d’une intervention, notamment par sa présence (quasi-passive) au sommet de cet été qui s’est soldé par un échec (attendu) des négociations.

28 juillet 2008 : quelques interrogations …

ben Bernanke, président actuel de la FED.

Depuis le 15 juillet nous assistons à une décrue massive du pétrole. Le déclenchement de cette décrue historique a été provoquée par la présentation d'un rapport au congrès lors d'un discours de Bernanke sur la politique monétaire. Bien sûr cet événement a été noyé au sein d’autres actualités macro-économiques (comme la publication des stocks US). Pourtant, c’est bien durant les minutes pendant lesquelles le président de la FED s’exprimait, et au fur à mesure qu’il parlait, que le prix du brut chutait de façon spectaculaire.

Le discours de Ben Bernanke faisait état d'une situation plus sombre que prévue. Ainsi, ce mardi là, il avertissait que l'économie américaine faisait face à de "nombreuses difficultés (numerous difficulties)". Ou encore parlait d'une prévision de l'inflation "inhabituellement incertaine (unusually uncertain)". De plus, le discours de Ben Bernanke s'inscrivait à la suite du renflouement des deux géants garants du système hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, à la fin de semaine précédente. Cela continuait donc à faire peser des craintes sur le système bancaire.

Graphique arrêté au 28/07/2008. Le 15 juillet 2008 à 10:00 locale se déroule le Semiannual Monetary Policy Report to the Congress. Après les propos de Bernanke, le prix du baril de brut a brutalement décroché de 10 dollars à New York. Du jamais vu depuis 17 ans. On pourrait au passage gloser sur le fait que quelques petits malins avaient de toute évidence prévu cette chute puisque une décrue modérée a commencé deux heures avant le discours de 08:00 à 10:00 heure locale (ou 14:00 à 16:00 heure française) il perd 2$, avant que le prix ne s’effondre brusquement de 6,5$ de plus. Mais est-ce qu'il faut dire "avaient prévu" ou "savaient" ?

Les conséquences du discours de Ben Bernanke

Logiquement, le ralentissement économique américain a fait craindre aux investisseurs une baisse de la demande du premier pays consommateur mondial d'or noir, d'ou le désengagement massif. C'est du moins ce qui a été servi par les médias comme principale interprétation de la chute brutale du cours.

Pourtant :

  • jamais un discours d’un directeur de la FED n’avait provoqué un tel émoi,
  • le contenu du discours de Ben Bernanke n’évoquait rien qui soit particulièrement nouveau: déjà en juin, les menaces inflationnistes et la remontée des taux avaient été évoquées.

Et il y a surtout un énorme paradoxe: on nous dit que l'économie américaine va mal, et à cet instant, tous les capitaux affluent depuis le pétrole vers "cette-économie-qui-va-mal", banquières en tête (!)

  • La veille du discours de Bernanke, le 15/07/2008, le CAC 40 touche un plus bas depuis 3 ans (18/05/2005). Juste après, il s'ensuit 6 séances de hausse consécutive (+1.26%, +2.76%, +1.74%, 1.25%, 0.0%, 1.88%), soit de 4070 à 4408 points en 6 séances ! Le Dow Jones rebondit de 6% et les banques françaises s'apprécient de 18% sur la même période.

Est-ce bien logique ?

Allez comprendre ! Lorsque l’on vous annonce qu’une économie va plus mal que prévue allez vous investir massivement sur celle-ci ? En d’autres termes, faites-vous le pari qu’elle va aller bien ? D'autant plus que vous vous dégagez des investissements futurs en pétrole pour cette raison ? Cela parait aberrant.

Et vous pensez qu'une corrélation négative entre le pétrole et les marchés est d'ordinaire la loi ? Détrompez vous! Il n'y a rien de plus faux! Si nous observons sur 8 ans la corrélation entre le pétrole et le S&P 500, voici le graphique que l'on obtient:

Avec 96 points d'observation dans ce graphe la corrélation entre le S&P 500 et le pétrole est de 0,00262, soit quasi nulle.

Aussi, n’y a-t-il pas une autre raison spéculative, un signal envoyé pour qui sait l’interpréter au travers du discours de Ben Bernanke ? Il me semble légitime d’essayer de comprendre.

Comment fonctionne la spéculation ?

En spéculant sur chacune des vagues, (flèches bleues), un trader peut espérer augmenter ses gains de manière significative
De manière générale la spéculation fonctionne grâce aux "effets de yoyo", ou aux vagues pour prendre la parabole du surfeur. Son principe est simple, il consiste à parier sur la montée (ou sur la baisse des prix). Lorsqu’une denrée est indispensable un trader/surfeur peut miser dessus sans vergogne sachant que la vague qui va l’emporter va finir tôt ou tard par l’emporter. C’est le cas par exemple du pétrole. Néanmoins une spéculation "efficace" nécessite une connaissance fine de la tendance: un surfeur aguerri, va se placer à l’endroit où la vague va se former. Et essayera de lâcher sa vague au plus haut (revendre) pour reprendre la vague suivante au plus bas, (ou inversement, puisque il est aussi possible de spéculer à la baisse).

Donc, ce qui est intéressant dans la spéculation, ce n’est pas finalement de parier sur une simple tendance et d’attendre des mois que « cela se passe », mais bien au contraire de "jouer" finement sur les vagues ce qui crée un "effet de levier" et augmente les gains potentiels.

Soit…

Peut-être faut-il rappeler en quelques mots ce qui fait et défait le prix du pétrole. Ses principaux attenants sont:

A long terme (>1 an):

  • L’épuisement de la ressource,

A moyen terme (de 3 mois à un an):

  • Les taux d’intérêts futurs des USA (ils devraient finalement remonter pour lutter contre l’inflation, rendant un billet vert plus fort à l’achat, et des contrats sur le pétrole également plus chers),
  • la faiblesse/force de l'économie américaine, (le pétrole devient une valeur refuge à la place du dollar),
  • Les cycles saisonniers,

A court terme (de 1 à 3 mois) :

  • Les « incidents » dans les différents pays producteurs, (menaces sur les centres de production: guerillas, météo, etc.)
  • L’état des stocks mensuels.

Mais au-delà de tout cela, il existe un sous-jacent fondamental : la géopolitique et le contrôle de la ressource. En l'occurence, les relations avec l’Iran attisent depuis plusieurs mois déjà les tensions sur le marché du pétrole. Si cette tension est déjà présente et prise en compte par les marchés, (jusqu'à la décrue récente), une guerre ouverte pourrait effectivement être susceptible de créer un mouvement haussier de plusieurs dizaines de dollars. Or cette perspective semble toujours dans l'air du temps, d'autant plus que rappelez-vous google suggest évoquait lui-même récemment cette inquiétude :

  • En mai 2008 : Consequences, Scenario, Draft, Israel
  • Le 5 juin 2008 : Imminent, Soon, Consequences, When,
  • Le 15 juillet 2008 : inevitable, news, is the reality now, coming soon, for oil, US

Voir l'article de juillet 2008 à ce sujet.

J'estime à environ 20$ la partie représentée par la spéculation sur les prix du pétrole.

Ainsi, le signal envoyé par Bernanke serait au choix le suivant :

  • (1) « C’est la fin du jeu, rangez vos planches et allez jouer ailleurs !» (=> les spéculateurs se retirent, jusqu'à moyen terme)

Soit :

  • (2) « Attention ! La "grande vague" arrive ! » (=> les spéculateurs se retirent pour prendre la vague: stand-by à court terme)

Difficile de dire dans quelle situation nous nous trouvons. Quoiqu’il en soit Bernanke a envoyé un signal fort aux yeux de certains. Mais, comment discriminer ?

A quel point l'action de Ben Bernanke est-elle planifiée?

Est-ce que Ben Bernanke a conscience de l'impact de ses paroles sur les marchés ? Très certainement. Et le cas échéant, les tenants et aboutissants sont connus d'avance.

Ce qui est plutôt inquiétant, c'est que son annonce soit corrélée avec une augmentation notable des résultats dans la presse Internet concernant les mots clés : US, war, Iran. Après le point rouge ci-dessous, ces derniers 15 jours:

La recherche sur google news des mots clés US, war, Iran montre une accélération notable du nombre de résultats depuis le 15 juillet (30% d'articles en plus en 15 jours). La méthode d'élaboration de ces résultats est expliquée dans un autre article.

Simplement, jusqu'à quel point cela peut-il être intégré dans une stratégie politique ? Il serait extrêmement cynique de considérer qu'un message préalable notifiant la guerre a effectivement été envoyé aux marchés financiers. Tout du moins à ceux qui peuvent le comprendre. Soit afin de les préparer, ou bien de leur faire profiter d'une opportunité de spéculation (au choix).

Je m’interroge d’autant plus que parallèlement les Etats Unis font bonne figure via des efforts diplomatiques: l'envoi corrélé du haut responsable américain, le sous-secrétaire d'Etat William Burns, à la table des négociations à Genève sera la preuve que tout aura été fait (du reste, il n'est quasiment pas intervenu)… Ce que l'on relève moins c'est que les US ont assorti ces négociations d'un quasi-ultimatum : la position de l'Iran doit être résolue d'ici deux semaines (à partir du 19 juillet) ou sinon ce sera un pas en avant vers des sanctions supplémentaires.

Enfin, une dernière question que je me pose au vu de cela : quelles sont les relations de proximité de Bernanke, quels sont ses amis et quel est le réseau qui l’influence ? Est-ce que sa religion peut jouer un rôle politique dans ses décisions ?


Réactions de lecteurs

29/7 "Je ne crois pas que les marchés soient des entités qui génèrent des réponses logiques et donc prévisibles. Ils sont manipulés et l'information est asymétrique. Les "paradoxes" obéissent aux manœuvres que font les détenteurs premiers de l'information pour profiter encore mieux du déroulement des "vagues", pour créer de la confiance ou de la peur à la mesure de leur intérêt. Si vous observez graphiquement les mouvements préalables au déroulement d'une tendance, surtout les mouvements à court espace de temps, vous verrez des déplacements contradictoires qui ont pour but "nettoyer le marché" en éliminant "les petits" qui sont piégés dans ces mouvements opposées et contradictoires et qui méconnaissent la direction dans laquelle les puissants (Hedge funds, banques, banques centrales, lobbies...) vont finalement amener les marchés. Je vous recommande par exemple d'observer le graphique €/$ à 5 minutes et d'observer les mouvements contradictoires produits juste avant ou immédiatement après quelque nouvelle importante concernant par exemple les types d'intérêts, les déficits commerciaux ou quelconque autre paramètre qui puisse concerner cette relation de monnaies."

Je pense effectivement qu’il existera toujours des niveaux d’information sur les marchés auxquels auront accès certains "privilégiés", par nature, l’information est entropique et donc asymétrique. Sans compter les couches de complexité associées. La plupart des mouvements quotidiens ne sont/ne peuvent pas être décryptés et passent pour des mouvements quasi-aléatoires pour l’individu lambda.

Cependant, pour une fois, nous observons sur les marchés un mouvement important que rien ne laissait présager, (tout du moins dans cette amplitude et ces modalités d’exécution) : la descente du prix du brut serait logique à elle seule. Elle ne l’est pas lorsque l’on observe que les capitaux retirés sont déplacés vers les marchés désignés comme sources de ces maux économiques.

Aussi, peut-on dans ce cas démontrer l’existence d’une information cachée à destination de certains privilégiés ? Cet article (certes superficiel) est une amorce de réflexion pour essayer de comprendre à quel genre de données (occultées du grand public ) peut être finalement reliée cette annonce. Et ce que je trouve de plus significatif, c’est l’augmentation corrélée à l’annonce de Ben Bernanke de la pression médiatique concernant la guerre possible contre l’Iran (augmentation de 30% du nombre d’articles sur ce sujet en 15 jours), ainsi que l’augmentation croisée de « l’effort diplomatique » US (si l’on peut appeler ça un effort diplomatique…). N’y a-t-il pas un timing ou un effort délibéré là derrière ? L’avenir nous le dira.

Après, est-ce qu’il s’agit d’une volonté choisie de nettoyer « les petits » ou tout simplement un effet secondaire liée à l’asymétrie dans l’information ? Je pencherais plutôt pour la seconde raison. L’asymétrie de l’information a des effets mécaniques sur les petits porteurs qui se trouvent constamment piégés ou en « retard d’un train » sur la réalité des marchés et finissent par en patir.


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