Difference between revisions of "La construction de la réalité"

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Comment décrire l'incidence de l'effet de l'observateur et de ses propres croyances dans un formalisme adaptée à une compréhension globale du système observateur-croyances-environnement ?

Croyances et construction de la réalité

De notre capacité à nous remettre en question

[...] Nous formons le tissu de notre expérience à travers nos croyances et nos attentes. Ces idées personnelles que nous entretenons à propos de nous-mêmes et de la nature de la réalité affectent nos pensées et nos émotions. Nous tenons nos croyances pour vraies à propos de la réalité et ne les remettons que rarement en question: elles apparaissent à notre esprit comme des faits bien trop évidents pour en douter.

C'est pourquoi elles sont trop souvent acceptées sans discuter. On ne les reconnaît pas comme des croyances à propos de la réalité, mais plutôt comme des caractéristiques de la réalité elle-même. De telles idées apparaissent fréquemment comme indiscutables; elles font partie de nous-mêmes) un point tel qu'il ne nous viendrait pas à l'esprit d'en contester la validité. Ce sont de pures suppositions mais elles n'en colorent pas moins notre expérience personnelle.

Certaines personnes, par exemple, ne remettent pas en question leurs croyances religieuses et les prennent comme une vérité immuable. D'autres trouvent cela relativement facile de reconnaître ces conventions dans un contexte religieux, mais ils montrent bien peu de discernement pour des croyances d'ordre différent.

Il est beaucoup plus simple de reconnaître nos croyances dans la religion, la politique ou d'autres sujets du même type que de mettre le doigt sur des croyances plus profondes concernant notre identité et tout ce qui est en relation avec notre propre vie.

Livre.pngJane Roberts (VO 1974, VF 1987). Seth la Realite Personnelle Tome 1. Editions de Mortagne. ISBN 2-89074-387-X, (p.{{{pages}}})

Tous les univers individuels, personnels, représentations mentales sont indubitablement "justes" : ils ont leur raison d'être, pleine et entière. Lorsque l'univers qui nous entoure est observé sous un angle "individuel", il n'existe pas de « faux » points de vue : il n'y a que des hommes avec leurs réalités personnelles ; et autant de modes de compréhension de la "réalité".

Nous générons ainsi tous des formes de réalités individuelles et collectives qui s'enchevêtrent et dont nous avons parfois du mal à franchir les barrières que nous nous imposons inconsciemment à nous-mêmes.


Ingénierie des croyances [INDIVIDUELLES]

Cette approche de courte durée, que certains de ses praticiens appellent une psychothérapie « alternative », a pour objectif de modifier les croyances inconscientes qui nuisent à notre épanouissement ou qui génèrent des comportements problématiques.

L'Ingénierie des croyances s'appuie sur une technique de dialogue qu'utilise le praticien pour permettre la prise de contact entre le conscient et l'inconscient du patient. Elle fait surtout appel au mental, et sollicite très peu les dimensions corporelles ou émotives. Elle ne vise pas à trouver les causes enfouies des angoisses ou à faire revivre des traumatismes. Lorsque des émotions émergent, elles sont simplement exprimées, non pas analysées.

L'idée sur laquelle se fonde l'IC, comme un grand nombre de psychothérapies, est que nous sommes tous soumis aux diktats de nos croyances, très souvent inconscientes. Elles se sont élaborées dans de multiples situations, à partir du plus jeune âge, sans que la preuve soit faite de leur validité : « je serai toujours pauvre », « il faut se méfier des inconnus », « je manque de talent », etc. Une croyance de base (core belief, en anglais) en est une qu'on ne remet pas en question parce qu'elle est là depuis toujours, et sur laquelle s'échafaude une structure d'attitudes et de comportements.

Malheureusement, plusieurs de ces croyances peuvent être fausses, néfastes ou tout simplement périmées. Pourtant, elles déterminent encore comment nous interprétons la réalité (les événements, les autres et nous-mêmes), et comment nous agissons. Lorsque nos comportements sont inspirés par des croyances erronées, ils deviennent inappropriés. Par ailleurs, quand les choix que nous voudrions faire, comme adultes, vont à l'encontre d'une croyance de base, cela génère un conflit intérieur qui peut entraîner beaucoup d'angoisse.

Même quand les gens se rendent compte qu'un comportement est problématique, ils échouent souvent dans leurs tentatives de le modifier. Car si la prise de conscience d'une situation est importante, ce n'est pas suffisant pour résoudre le problème : il faut absolument, selon l'ICB, changer la structure des croyances inconscientes qui maintient le modèle de comportement en place; un changement, disent les praticiens de l'ICB, qui pourrait se faire assez rapidement.

Une croyance n'est pas uniquement une idée que l'esprit possède, c'est une idée qui possède l'esprit.


Epistémologie de la connaissance