Comment peut-on prouver l'origine extra-terrestre des OVNI ?

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Ce texte représente la synthèse de plus de 10 années d'un travail mené de façon assez discontinue, en fonction des moments disponibles. Il dessine la stratégie menée depuis 2004, pour essayer d'amener des éléments de preuve (les plus convaincants possibles) sur l'activité des phénomènes OVNI : il ne s'agit pas d'une classique analyse de témoignages, comme vous le verrez.

Le texte, ici présenté sous forme de questions-réponses, s’inspire librement d'une interview réalisée avec Marie-Thérèse de Brosses fin aout 2015, pour Radio Ici et Maintenant. Il permet également d'éclairer le contexte de l’article mathématique que j'ai co-écrit et diffusé sur Arxiv ainsi que sur le site du GEIPAN.

Il important de noter qu’il ne représente pas un avis tranché mais une série d’hypothèses diversement consolidées par des arguments scientifiques ou philosophiques.

Pour finir, il est également important de préciser que ce travail a été élaboré indépendamment du CNES/GEIPAN, car certains n'ignorent pas que je travaille par ailleurs au sein de cette petite équipe de 4 personnes, à Toulouse.


> Comment peut-on PROUVER une origine extra-terrestre des OVNI ?

Question classique mais difficile... Ce type de question cumule les présuppositions : objets (matériels), volants (dynamiques, pilotés), provenant d’autres planètes que la terre. Il véhicule aussi un certain nombre de clichés : soucoupes volantes, êtres extra-terrestres, petits gris (!)…

> D'accord, mais alors peut-on simplifier le problème et simplement PROUVER l'existence d'une INTELLIGENCE à l'œuvre derrière certains « OVNI » ?

Peut-être. Mais il faudrait déjà définir ce qui fonde la PREUVE, ce qui n'intéresse pas grand monde. Entre la preuve scientifique et la preuve juridique, ce n'est pas le même type d'histoire. Habituellement en matière d’OVNI nous nous rapprochons plutôt du second type de preuve, « apporter l'intime conviction de … », mais est-ce suffisant ?

> En l'occurrence, qu'est ce qui pourrait constituer une preuve fiable et suffisante ?

Pas grand-chose.

Avec le développement de l'informatique, les documents rapportés comme des preuves sont de plus en plus facilement falsifiables.

Aujourd'hui, même un témoin sincère avec des preuves objectives pourra être remis en cause. Comme je l’évoque parfois : vous pourriez demain prendre en photo une soucoupe volante qui se pose dans votre jardin (sic !), cela ne fera pas office de preuve et ne bouleversera pas les opinions pour autant. Il vous faudra bien plus !

En réalité, un témoignage individuel, sincère et objectif, n'a pas la valeur suffisante pour servir de preuve, apporter cette intime conviction au niveau du public.

> Alors comment prouver l'existence d'une intelligence ?

En recherchant un ordre caché au sein de l'immense masse de témoignages d’OVNI disponibles, des phénomènes inexpliqués, appartenant à la catégorie des « PAN D » suivant la classification du CNES.

Puis en mesurant la probabilité que cet ordre ne puisse pas être dû au hasard et enfin, que cet ordre dénote d’une intention.

Si, individuellement, les témoignages ne contiennent généralement qu’une très faible quantité d'information utile, collectivement ils représentent, après plus de 60 années d’accumulation d’archives, une masse colossale d'informations.

Il s'agit de rechercher une preuve qui ne dépende pas d'un unique témoin - que l'on pourrait toujours remettre en cause - mais une preuve qui émerge de la masse des données, que l’on ne puisse suspecter de canular: un schéma dessiné par le comportement de sur plusieurs générations à l’échelle de la planète.

> Dans ce cas, quelles données analyser et extraire de cette masse de témoignages ?

J’ai choisi de m’appuyer sur deux types de données élémentaires, les plus courantes, de manière à disposer d'un point de comparaison indépendant, transversal et aussi global que possible.

> C’est-à-dire ?

De manière générale, sur la plupart des témoignages, nous disposons d'un lieu et d'une date. C’est-à-dire d'une donnée « espace », raccordée à l’environnement, et d'une donnée « temps ». Historiquement, j’ai traité les deux types de données de manière séparée, en commençant par les données environnementales (tout ce que nous pouvons voir autour de nous, la population, les infrastructures, les forêts, rivières, etc.).

> Comment les phénomènes inexpliqués, dont si je comprends bien, une partie est ce que l’on nomme les OVNI, seraient liés à l'environnement ?

Si les OVNI sont des objets technologiquement avancés, nous pouvons faire de la prospective et tenter d’extrapoler les préoccupations d’un homme du futur, un homme qui verra plus loin dans le temps et dans l’espace.

En s’appuyant sur nos motivations profondes en tant qu'espèce, nous pouvons essayer d’identifier ce qui pourra intéresser une civilisation avancée. Nous verrons que, probablement, au sein de ces préoccupations, la question des équilibres environnementaux à long terme ou écosystèmes, est centrale puisque ceux-ci permettent de garantir l'évolution de la vie, de l'intelligence et des cultures.

Il s’agira En filigrane, il s’agit d’identifier les facteurs qui contraignent la destinée des civilisations, pouvant remettre en cause la survie de l'espèce et l'évolution de la vie sur les planètes habitables. Mais j’y reviendrai.

Par ailleurs, d’un point de vue logique, il est possible de faire rentrer l'ensemble des phénomènes inexpliqués, OVNI ou PAN D, observés dans les trois catégories suivantes :

  • il s’agit de phénomènes traversant passivement l’environnement local (celui de l’observateur) sans relation directe avec l’environnement. Ex: étoile filante, avion (« exogène (passif) »)
  • il s’agit de phénomènes provenant de l’extérieur et s’introduisant dans l’environnement local pour interagir, émettre ou collecter de l’information. Ex: drone avec caméra (« exogène (actif)»)
  • il s’agit de phénomènes produits par l’environnement. Des conditions locales favorables produisent le phénomène. Par exemple, les feux follets (émanation naturelle de méthane) ou les lanternes thaïlandaises (produites par l'homme) appartiennent à l'environnement et sont « endogènes ».
Fig. 1 – Origine des phénomènes et leur connexion avec l’environnement

Ce qu’il y a d’intéressant à noter ici, c’est que dans deux conditions sur trois, les phénomènes, quels qu’ils soient, ont quelque chose à voir avec l'environnement.

> Donc la donnée spatiale ...

Oui, elle va nous servir à étudier l’existence d’une relation entre les phénomènes et l'environnement. Par exemple s'il existe des particularités environnementales à l'endroit où les phénomènes sont observés.

> C'est pour cette raison qu'en 2004 vous avez construit le site internet u-sphère ?

Exactement. Ce site avait pour objectif d'élaborer des outils cartographiques et de mettre en place des bases de données pour analyser les rapports entre les sphères environnementales et les OVNI. En particulier, s’il pouvait y avoir des liens avec les risques environnementaux majeurs (dits « systémiques », car susceptibles de bouleverser gravement les écosystèmes).

Entre 2004 et 2008, je me suis consacré au développement de la partie cartographique permettant de représenter des données de l’environnement, et de réaliser des calculs de corrélation avec les observations.

> D'un autre côté, il y avait les données temporelles ?

Oui, et elles sont plus faciles à appréhender : la donnée temps correspond à la simple lecture d'un signal, le nombre d’observations d’ « OVNI » sur une échelle. Elles permettent en effet de raccrocher les événements à une chronologie.

> Quelle est la distribution des phénomènes dans le temps ?

A l’échelle du globe, des observations sont rapportées tous les jours par des témoins, sur un niveau à peu près constant. Mais, exceptionnellement se produisent ce que l’on appelle des « vagues d’observations ». Brutalement, sur de grandes étendues géographiques à l’échelle d’un pays ou d’un continent, des dizaines, voire des centaines d’observations sont rapportées.

Fig. 2 – les 10 vagues d’observations les plus importantes, témoignages par jour, lissés par semaine. Données L. Hatch, 2000.[1]
Fig. 3 – Les 10 vagues d’observations les plus importantes, nombre de témoignages par jour, lissés par trimestre.

En ne retenant que les 12 plus fortes vagues sur chacun des schémas qui précèdent, voici les dates « clés » que nous pouvons retenir. Certaines de ces années sont bien connues des « Ufologues » : 1947, 1952, 1954, 1965, 1974, ...

12 vagues Année dec. Date
v0 1 947,51 06/07/1947
v1 1 950,24 29/03/1950
v2 1 952,57 28/07/1952
v3 1 954,78 14/10/1954
v4 1 957,84 05/11/1957
v5 1 965,63 20/08/1965
v6 1 966,30 22/04/1966
v8 1 967,72 19/09/1967
v9 1 968,56 23/07/1968
v10 1 973,79 17/10/1973
v11 1 974,16 28/02/1974
v12 1 990,84 05/11/1990
Tableau 112 vagues d’observations les plus importantes depuis l’explosion du phénomène en 1947 [2]
> Quelle est la caractéristique de ces vagues d’observations ?

Il n’existe pas de définition académique, mais disons que sur une période d’une semaine le nombre d’observations habituel est multiplié par 10.

Fig. 4 – Nombre moyen d’observations lors d’une vague.

Une vague d’observations démarre généralement un mois avant d’atteindre son maximum et se poursuit environ encore un mois après.

> Pourquoi et comment se produisent-elles ?

A ce jour, personne ne le sait. Ces vagues n’ont pas laissé apparaître de signaux précurseurs particuliers et personne n’a encore apporté d’explications convaincantes.

> N’y a-t-il pas cependant au moins quelques hypothèses ?

Bien entendu. Il y a eu au moins trois types d’hypothèses proposées :

  • Hyp. 1 : La plus connue est celle d’une « hypothèse externe active », ou « d'apprentissage supervisé », telle qu'elle a été suggérée par Fred Beckman et Pr. Price-Williams de l’Université de Los Angeles, quand ils ont vu les graphiques qui sortaient de l'ordinateur de Jacques Vallée: un résultat difficile à obtenir à l'époque, puisqu'il a demandé à Jacques Vallée, un peu plus de 4 ans de travail pour construire les bases de données nécessaires. C'est une idée que ce dernier a fait connaître sous l’appellation de « Théorie du contrôle ».
> Hum. « théorie du contrôle » ou « apprentissage supervisé », mais encore ?

Il s’agit d’un terme utilisé par les chercheurs en intelligence artificielle :

La répétition régulière d’une information par un professeur (ici le « superviseur ») pour permettre l’enregistrement d’une information par le système apprenant. Le superviseur observe et suit les progrès de l’élève et choisit un programme pédagogique adapté de manière à optimiser les progrès réalisés.

> Que je comprenne bien… appliqué aux « OVNI » qu’est-ce que cela signifierait ? Qu’apprendrions-nous exactement ?

Et bien, à force d’être soumis à des témoignages, et donc à des informations rapportées sur les OVNI, nous nous familiariserions progressivement avec les concepts et idées liés aux « OVNI ». En vrac : intelligences extra-terrestres, vie extra-terrestre, vaisseaux spatiaux, exo-planètes, voyage interstellaire... Ces sujets ont été repris par la littérature et le cinéma et sont entrés en résonance avec la culture populaire, au point que parfois les tenants et aboutissants (à savoir « qui crée l’information ? »), sont devenus inextricables.

A l’échelle de la société, c’est une forme d’acculturation ou d’ingénierie sociale qui bouleverse notre façon de voir les choses. Roswell est un pur archétype : la tête de l'extra-terrestre gris aux grands yeux en amande a été extrêmement popularisée.

Quoi qu’il en soit, cette hypothèse avait été à l’époque avancée sans fondement théorique solide. Mais nous y reviendrons.

  • Hyp. 2 : Ensuite, il y a l’hypothèse interne (« endogène »), une production de la conscience collective humaine qui génère des visions et ressurgit chez certains individus fragiles ou sensibles, sous formes de rêves, de visions, d’hallucinations ou pire encore de délires de nature psychiatrique.

C’est une hypothèse évoquée par le psychanalyste C. Jung dans son livre “Flying Saucers: A Modern Myth of Things Seen in the Skies” (1958).

> Mais a-t-on des exemples de tels phénomènes psychosociaux qui amèneraient à la synchronisation d’événements individuels, pour former ces vagues d’observation?

Nous ne disposons que de peu de données scientifiques, saufsur des sujets malheureusement assez morbides. Les suicides seraient contagieux (contagion comportementale - Gould, 1990) et plus récemment il a été constaté que les tueries de masse suivraient aussi ce genre de schéma, la contagion psychosociale durant 13 jours (« Contagion in Mass Killings and School Shootings », Sherry Towers, 2015). Ces schémas de contagion, généralement propagés par les médias, semblent liés à la forte composante émotionnelle des phénomènes. Or, il est vrai que dans le cas des observations d’OVNI c’est aussi un facteur très important: il arrive régulièrement que les phénomènes changent les conceptions des individus, si ce n’est les renforcent sensiblement.

Ceci étant, C. Jung, tenait à préciser les limites de la démarche consistant à vouloir tout rapporter à des considérations psycho-sociales : des effets physiques externes aux individus ne peuvent-être tenus pour un effet psychosocial.

  • Hyp. 3 : La dernière hypothèse, « hypothèse externe passive », ces vagues seraient le résultat d’une activité de la sphère environnementale. Hypothèse externe (exogène) que je proposais de vérifier sur u-sphère.
> Mais quels phénomènes environnementaux suffisamment influents et se produisant à intervalle de plusieurs années peut-on imaginer?

Il est difficile d’imaginer de tels phénomènes. Toutefois, il est possible de restreindre le champ de recherche à des phénomènes présentant des cycles d’activité longs - puisque les vagues d’observations d’OVNI sont situées sur ces échelles de temps - ET pouvant avoir une influence sur les hommes.

> A quoi pensez-vous ?

Certains scientifiques comme Jacques Vallée avaient déjà pensé à des corrélations avec les cycles des planètes. Pour ma part, je voulais vérifier l’effet de l’activité solaire, la seule à mon sens pouvant avoir une influence aussi massive. Le soleil présente en effet des cycles d’approximativement 11 ans, accompagnés d’éruptions solaires non totalement prévisibles. Au-delà de ce cycle de 11 ans,une série d’autres cycles se superposent au premier suivant un rythme en « puissances de deux », c’est-à-dire doublait à chaque fois : 22 ans, 44 ans, etc.

Sur ces échelles de temps, nous connaissons au moins deux types d’effets du soleil :

  • une influence psychosociale constatée par différentes études, par exemple les taux de suicide (Dood, Henry and Berk, 2006 « Do ambient electromagnetic fields affect behaviour? A demonstration of the relationship between geomagnetic storm activity and suicide ») ou l’activité boursière (Theodore Modis « Sunspots, GDP and the stock market », 2007)
  • Plus directement, une influence sur les plantes, au niveau des cercles polaires, a été également constatée (dégénérescence cellulaire).
> Mais quel rapport peut-il y avoir entre les taux de suicides (encore !) et l’activité solaire ou boursière ? Cela parait dément !

Moins qu’il n’y semble : l’effet serait provoqué au niveau de notre corps par les courants électriques de basse longueur d’onde (ELF) circulants dans la terre et provoqués par l’activité solaire. De manière générale ces courants auraient une influence sur le système nerveux et les émotions humaines, bien que cela ne soit que très mal compris à ce jour. Et la bourse est, presque par nature, très sensible aux réactions émotionnelles des individus.

Les deux premières hypothèses manquant de données (1 et 2), c’est sur la dernière hypothèse (3) que j’ai je me suis engagé, à la recherche d’une possible relation entre l’activité solaire et les OVNI. Sujet que j’ai cherché à approfondir sur mon site en 2010 en écrivant différents articles sur l'activité solaire.

> Qu’avez-vous trouvé ?

Eh bien, rien de significatif ! Mais il y avait une surprise au bout.

Je me suis appuyé sur les données d’observation à l’échelle du globe entre 1946 et 2000, des témoignages collectés par Larry Hatch, l’une des plus exhaustives revues de littérature à ma connaissance à ce jour, qui a l’avantage d’être relativement homogène dans le temps. Au sein de ces données, j’ai recherché des répétitions de fréquences qui soient identiques, que ce soit pour l’activité solaire ou OVNI.

J’ai pour cela employé différentes méthodes d’analyse (la plus classique étant la « transformée de Fourier »), mais aussi j’ai retrouvé un algorithme mis au point par Jacques Vallée dans les années 80 : il avait l’intérêt d’être plus sensible qu’une transformée de Fourier, conservant toute l’information initialement contenue dans les données[3].

Fig. 5 – Pour mesurer les fréquences les plus significatives, un programme a été utilisé pour recenser le nombre d’intervalles (en semaines) entre deux observations quelconques prises sur l’ensemble de la durée (54 années). Les écarts ont été corrigés par la moyenne mobile sur 101 semaines.
Δ Week Xi Power rank Δ Waves
116 X1 3 v3-v2
161 X2 8 v3-v4
264 X3 2 v0-v2
379 X4 1 v0-v3
539 X5 5 v0-v4
992 X8 7 v3-v10
1099 X9 6 v0-v9
1372 X10 4 v0-v10
1882 X11 10 v3-v12
2261 X12 9 v0-v12
Tableau 2Seuls les 10 intervalles de temps revenant le plus souvent, notés [Xi], ont été retenus. Pratiquement, ils correspondent aussi au temps écoulé (ici mesuré en semaines, Δ Week) entre les deux plus fortes vagues d’observations (v0 et v3) et les autres vagues

Or, s’il y a bien une certaine synchronisation sur quelques pics avec la demi-période de l’activité solaire, ceci était insuffisamment significatif. Pourtant, j’ai alors remarqué quelque chose d’inattendu!

> Qu’était-ce ?

En travaillant sur les intervalles de temps les plus significatifs, je me suis rendu compte que le temps s’écoulant entre certaines vagues d’observations augmentait de façon régulière ET croissante. Grossièrement, l’écart entre certaines vagues doublait à chaque fois, il passait de 2.5 ans à 5 ans, puis 10 ans, puis 20, puis 40 : nous parlons d’une loi en « puissance de 2 ». Précisément, quatre des six écarts concernant avec la première vague (v0 de juillet 1947) étaient reliés par une loi mathématique extrêmement précise :

x Xn v0-vi Δ Week Δ Years vi (Year)
1947,51
1 X3 v0-v2 264 5,05954825 1952,57
2 X5 v0-v4 539 10,329911 1957,84
3 X9 v0-v9 1099 21,0622861 1968,55
4 X12 v0-v12 2261 43,3319644 1990,84
Tableau 3les 4 écarts significatifs (en semaines) et les dates correspondantes. La loi de régression dite « exponentielle » qui les relie s'écrit : Δ Week = 128,9.2,045x (écart en semaines). Cette écriture est équivalente à : Δ Year = 2,0452x (écart en années). Coefficient de détermination R² = 0,999992. p-value < 2.10-6, un sujet évoqué en 2010 sur u-sphere
> Peut-être était-ce dû au hasard ?

C’était toute la question.

Tout d’abord, le coefficient de corrélation en lui-même était extrêmement fort. Il faut savoir qu’avec une valeur de « 1 » nous avons une corrélation parfaite. Ici, ce coefficient est précis à 7.10-6 près représente une configuration qui est susceptible de se produire moins d’une fois sur 50 000 [4].

Mais en plus, il y avait trois autres points surprenants :

  • Cette distribution permet de trouver v1 pour x = 0. On trouve alors avec v1, une équation ajustée encore plus proche d’une puissance de deux : 2,005x. La probabilité qu’une distribution aléatoire suive en plus une progression aussi proche de la puissance de deux devient infinitésimale. Cela a son importance, nous verrons pourquoi.
  • Cette loi permet aussi de déterminer v3 pour x = 1.5. La meilleure approximation alors trouvée est la suivante :
Fig. 6 – Meilleure fonction trouvée pour calculer v0, (v1), v2, v3, v4, v9, v12. Sur l'axe des Y l'écart en années.

  • Enfin, en décalant dans le temps cette même équation, nous relions les vagues de v3 (cf. Tableau 2). Néanmoins, moins significatif car sur des valeurs de « x » moins régulières :
Fig. 7 – Strictement la même fonction permettant de déterminer v2, v3, v4, v8, v10, v12, moyennant un décalage en x.
> Sur 54 années d’observations, remarquer une organisation synchrone à l’échelle mondiale est étonnant ! Mais quelles interprétations peut-on en donner ??

Suivant les hypothèses évoquées précédemment, pour la recherche d’une relation avec l’activité solaire (Hyp. 3), bien qu’il y ait certains parallèles troublants qui ne l’exclut pas, cela semblait trop peu significatif[5],

Sur l’hypothèse psychosociale (Hyp. 2), nous avons vu que s’il commençait à être admis qu’il y a bien des effets de cristallisation et de contamination psycho-sociale lors d’événements ayant une forte résonnance émotionnelle, la question qui émerge à partir de ces résultats est totalement nouvelle : la conscience collective humaine est-elle susceptible de générer non seulement des événements conjoints à certains moments, mais également des événements ordonnés dans le temps suivant une loi de puissance ? Il n’existe pas à ma connaissance d’étude sur des phénomènes psychosociaux qui reproduiraient ainsi de tels motifs ordonnés. C’est totalement nouveau.

Mais c’est surtout la première hypothèse qui en sort renforcée (Hyp. 1). En effet, la répétition d’un événement avec une période d’espacement augmentant de façon régulière dans le temps, telle que nous l’observons pour les vagues d’OVNI, coïncide précisément avec une méthode d’apprentissage supervisé : cette méthode est appelée par certains connaisseurs « spaced retrieval », ou rappels espacés dans le temps.

> Qu’est-ce que c’est que cette méthode « spaced retrieval » ?

Il s’agit d’une méthode permettant d’apprendre (retenir) le plus efficacement possible.

Généralement, nous savons que pour retenir une information, une leçon, il convient de la répéter plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elle rentre.

Mais, quel est le temps optimal d’attente entre les leçons ? C’est assez empirique à ce jour, mais l’une des méthodes défendues s’appuie sur notre propre propension à oublier. De manière empirique, en mesurant notre vitesse d’oubli, on mesure précisément à quelle fréquence les informations doivent être rafraichies. Il apparait que la manière idéale de faire est de doubler le temps entre chaque révision, soit précisément une loi en puissance de deux (2x x, étant la xième révision) :

Fig. 8 – Certains programmes informatiques qui vous aident à retenir des informations, comme « SuperMemo ». Ces logiciels calculent le temps de répétition idéal entre deux apprentissages, en fonction de vos propres capacités et du degré de difficulté des connaissances à acquérir. En effet, plus un sujet est abstrait pour l'individu, (ne peut être connecté à d'autres éléments), plus il s'oublie vite [6]

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que cette méthode est valable tant pour l’apprentissage au niveau d’un individu que d’un collectif. Toutefois, plus vous élargissez la base de votre population apprenante, avec un canal de communication de même largeur, plus le temps entre les répétitions sera important : ceci doit tenir compte du temps que met l’information à se diffuser dans le réseau social puis à être absorbée, c'est à dire de son inertie. Les répétitions à l’échelle d’individus se comptent en jour, en semaines à l’échelle d’une organisation et en années à l’échelle de pays. Mais, il s’agit toujours de la même loi de puissance, affublée d’un facteur k : k.2x

> Enfin, l’apprentissage supervisé est malgré tout difficile à admettre ! Cela supposerait un agent extérieur, une intelligence, qui organiserait les manifestations, qui manipulerait les individus ?

C’est le principe de l’apprentissage supervisé : il est conduit par un superviseur extérieur qui donne le « La ». Quoi qu’il en soit, en 2010 lorsque j’avais abordé ces aspects, je devais bien admettre qu’il était inutile de s’étendre plus en conjectures : même si cette hypothèse pouvait être soutenue une loi de distribution organisée dans le temps, elle restait fragile.

Mais je trouverai que quelques années après un moyen radicalement différent de croiser et vérifier cette information.

> Qu’avez-vous fait à partir de 2010 ?

Je me suis concentré sur les données spatiales. Comme je vous l’avais indiqué, par déduction logique, nous supposons que dans de nombreux cas « quelque chose doit lier les phénomènes à l’environnement ». L’objectif était alors de le vérifier mathématiquement : « est-ce qu’une relation entre la localisation des phénomènes d’origine inconnue (de type D) et certaines caractéristiques environnementales pouvait émerger ? »

J’avais bien avancé au cours des années précédentes, ayant développé un programme de cartographie pour croiser les données environnementales et j’obtenais des résultats vis-à-vis de la densité de population. Cependant, la méthode mathématique que j’employais alors ne me satisfaisait pas : elle consistait à découper le territoire en petits éléments de surface rectangulaires. Or, en fonction du niveau d’échelle d’observation les résultats variaient. Il fallait employer des méthodes de lissage, ce que j’avais commencé à faire.

Mais, plutôt que de réinventer la roue, je me suis tourné vers un laboratoire de mathématiques spécialisé dans le traitement des données spatiales à Toulouse (TSE) avec l’appui du CNES/GEIPAN qui avait bien voulu relever ce défi.

> Quelles données avez-vous retenu pour cette étude ? L’environnement, c’est large !

Oui ! Je pensais à plusieurs types de données (que nous appelons « variables ») :

  • premièrement, celles qui pouvaient constituer des facteurs de témoignages connus, voire supposés :
    • La densité de population : plus d’observateurs à priori c’est plus de témoignages. Mais combien ? Il était intéressant de chercher à mesurer le niveau de correspondance exact entre la densité de population et l’intensité des témoignages,
    • L’ensoleillement : un ciel dégagé et ensoleillé est aussi susceptible d’encourager les sorties à l’extérieur et donc les opportunités d’observations,
    • Les aéroports : plus d’activité dans le ciel, avec des passages de lumières peuvent-ils entrainer des « faux positifs », c’est-à-dire qui ne devraient pas être classés PAN D ? Nous voulions aussi le mesurer.
  • deuxièmement, il y avait les variables assez générales, concernant la nature de l’environnement, en particulier deux qui semblaient revenir parfois dans les observations de PAN D :
    • Les zones d’eau douce ou marécageuses,
    • Les forêts,
  • enfin et dernièrement, suivant l’approche défendue toutes ces années sur u-sphère, celles touchant aux risques environnementaux, susceptibles de perturbations importantes et durables de l’environnement et d’avoir un impact grave sur l’avenir de la planète. Ces variables sont cartographiées et suivies à l’échelle mondiale par certains organismes internationaux[7]. Pour la France métropolitaine (objet de l’étude), nous avons retenus des risques d’origine essentiellement humaine (les risques d’origine naturelle grave tels que les volcans ou zones sismiques n’étant que trop peu représentatifs). Soit :
    • Les sites pollués,
    • L’activité nucléaire dans son ensemble (pas simplement les centrales nucléaires)

Pour les données sur les PAN D, ce sont les cas du Centre National d’Etudes Spatiales, GEIPAN qui ont été retenus : 380 phénomènes classés « D » sur une période de 40 ans. Ces données, ont l’avantage d’être homogènes dans l’espace, le GEIPAN ayant une vocation de guichet unique à l’échelle nationale, il ne privilégie aucune région plutôt qu’une autre.

> En deux mots, à partir de ces données, quelle a été la méthodologie employée ?

Ces variables environnementales devaient être comparées à la distribution des PAN D pour mesurer leur degré de « corrélation » : voir si elles étaient susceptibles de correspondre à la répartition des phénomènes de type D.

De plus, l’objectif était non pas de comparer ces variables une à une, mais de les observer toutes ensemble, de manière à faire ressortir leur capacité intrinsèque à expliquer la distribution PAN D.

En effet, si une variable était complètement expliquée par la distribution d’une autre, celle-ci ne devait pas apparaître comme étant significative.

> Alors, ces résultats ?

Étonnants !

Pour la première fois nous avons obtenu une mesure objective de la relation entre les PAN D et l’environnement, en particulier avec les sites nucléaires, si chers aux ufologues.

C’était d’autant plus intéressant qu’elle reposait sur une démonstration.

Et surtout, il n’y avait pas que les sites nucléaires : les sites pollués étaient aussi concernés. Cela renforçait l’hypothèse « environnementaliste » que je cherchais à démontrer depuis des années. La contribution de chaque variable à la distribution des PAN D est indiqué dans le tableau ci-après par sa p-value [8].

Variable p-value Interprétation
Population < 10^-16% Très hautement significatif
Nucléaire < 0.01% Hautement significatif
Pollution < 0.4% Très significatif
Eau < 6.9% Peu significatif
Forêts < 15% Non significatif
Aéroports < 17% Non significatif
Soleil < 31% Absolument pas significatif
PAN A < 43% Absolument pas significatif
Tableau 4 Liste des variables et leur niveau de corrélation avec les PAN D

Bien entendu la méthode pourra toujours être critiquée, mais nous avons pu poser les fondations pour une méthodologie d’analyse, et il existe aujourd’hui une base de travail concrète pour discuter de la validité de ces résultats.

> En même temps, vous savez bien que corrélation ne signifie pas nécessairement relation de « cause à effet » : il y a peut-être des variables cachées que vous n’avez pas identifiées. Par exemple, il y a peut-être de réels effets sur les personnes dans l’environnement de sites pollués ou nucléaires, lié à l’effet de substances chimiques ?

Peut-être.

Mais notons que, même si elles ne sont pas parfaites, les enquêtes du CNES n’ont jamais démontré un tel lien: les PAN sont classés « D » après épuisement de toutes les hypothèses connues.

D’autre part, au niveau scientifique, il n’y a pas actuellement d’informations connues qui laisseraient penser que dans l’environnement des sites liés à la filière du nucléaire, les gens sont susceptibles d’avoir plus de délires hallucinatoires qu’ailleurs. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas explorer cette piste, mais à ce stade elle parait encore plus fragile que celle, par exemple, concernant les personnes se déclarant radiosensibles.

> Et pourquoi pas plus simplement des causes psychosociales ? Ce sont peut-être des régions où les individus sont sensibilisés par la présence d’infrastructures ou de sites générant de l’inquiétude, créant par là-même un effet d’entrainement ? Comment déterminer si les manifestations ne sont pas provoquées par une sur-réaction des populations ?

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de vérifier si les phénomènes expliqués, les PAN A, ne pouvaient pas, eux aussi, constituer une variable explicative de la distribution des PAN D.

Je m’explique : lorsqu’un témoin décide de rapporter son observation il ne sait pas, à priori, comment celle-ci sera classée par l’enquêteur du CNES. Or, s’il devait y avoir des régions où les populations sont « psychologiquement plus sensibles », favorisant les témoignages, il devrait y avoir non seulement plus de PAN D, mais aussi plus de PAN A/B/C explicables, surtout si les rapports reposent sur une forme de paranoïa ambiante. C’est pourquoi nous avons voulu vérifier si la distribution des PAN A suivait celle des PAN D.

Le résultat, rapporté dans le tableau précédent est éloquent: il n’y a absolument aucune corrélation entre la distribution des PAN A et des PAN D (p<43%). Ceci nous permet d’écarter des facteurs psychosociaux endogènes aux observations, c’est-à-dire provenant de la population.

> Lorsque vous avez supprimé toutes les variables explicatives précédentes, telles que la population, les sites nucléaires ou pollués, reste-t-il encore des zones d’anomalies en France, où l’on trouve significativement plus « d’OVNI »?

Oui, relativement à la distribution des variables que vous avez citées, le nord de la France et le bassin méditerranéen sont les régions les plus touchées.

En pratique, nous avons ainsi pu obtenir un modèle de la distribution des PAN D en France. En négatif de ce modèle, nous obtenons ce que l’on nomme dans le jargon « une carte des résidus » qui est la carte des zones non expliquées. L'écart entre ces zones non expliquées et le modèle représente des variations faibles, de l'ordre de moins de 5% :

Fig. 9 - carte des zones géographiques pour lesquelles il existe un écart résiduel entre le modèle de distribution présenté dans l'article et l'OBSERVATION effective de phénomènes de type D.

Cependant, en 2012, lorsque nous avons obtenu cette carte des résidus avec le laboratoire, quelque chose m’a fortement interpellé.

> Quoi donc ?

Toute l’information n’apparaissait pas « bruitée » sur le territoire français mais bien organisée sur zones définies: il y avait encore visiblement une ou des variables explicatives qui nous échappaient.

> Quelles pouvaient-elles être ?

Alors que j’y réfléchissais. Je repensai à cette théorie d’apprentissage supervisé : s’il y avait une volonté d’optimisation, d’économie d’action, dans le temps de la part de « superviseurs », comment si j’étais eux (cette « intelligence »), je m’organiserais dans l’espace ?

> Vous voulez dire quels lieux cibleriez-vous en priorité dans l’environnement?

Exactement. Question différemment posée : « J’ai une classe d’individus dont je veux faire monter le niveau moyen sur un sujet, au hasard, les OVNI. Qui ciblerais-je ? ». Certains ont déjà des connaissances, d’autres pas. Je suis de plus, un professeur avare de son énergie, qui par parcimonie ne souhaite s’adresser qu’à certains individus !

> Je ne sais pas ! Les meilleurs ?!

L’inverse précisément ! Les plus « mauvais » sur le sujet. En d’autres termes, ceux qui ont le moins de connaissances à priori sur les « OVNI ». Pas strictement de « mauvais élèves » mais des personnes qui ont peu de connaissances, par manque de réflexion ou bien n’ayant pas eu l’opportunité d’avoir été mis en contact avec des informations sur le sujet.

> Je ne comprends pas bien pourquoi...

Cette réponse repose encore une fois sur les mécanismes de la théorie de l’apprentissage : lorsque nous ne connaissons rien à priori d’un sujet, au départ, nous apprenons vite. Puis, plus notre niveau de connaissance s’élève, plus les savoirs sont élaborés et deviennent difficiles à maîtriser : nous finissons par « plafonner » sur le sujet, les efforts supplémentaires que nous devons fournir pour progresser deviennent alors trop coûteux.

Fig. 10 – Une courbe d’apprentissage idéalisée

Il faut bien se dire, que dans ce contexte, l’objectif n’étant pas de former des élites, mais d’élever les « masses ». Il s’avère qu’en ciblant des individus qui n’ont au départ que peu de connaissance, le niveau moyen d’une classe peut monter plus rapidement.

> Je suppose que partant de là, vous vous êtes demandé « Sur le territoire, quels sont les milieux sociaux qui ont le moins de connaissances sur les OVNI ? »

Exactement. Parallèlement, aussi : « quelles sont les populations les plus réfractaires, qui ne veulent pas entendre parler du sujet ? » Comme j’avais la carte des résidus en tête, je cherchais une variable sociologique qui puisse fonctionner avec elle. Je tournais cela dans tous les sens, puis un jour, au volant de ma voiture, en l’espace de quelques minutes tout s’est éclairci et je me suis dit : « Mais oui, bien sûr ! »

> Bien sûr, quoi ?

Le sujet est sensible. Je vais décomposer le raisonnement pour que cela n’apparaisse pas trop caricatural. Si nous suivons ce qui a été dit précédemment, il existe deux types de populations que l’on peut vouloir cibler, ayant des difficultés vis-à-vis du sujet OVNI:

  • (A). Les populations qui, de manière générale, ont un faible niveau d’instruction et d’éducation, pas seulement à propos des OVNI. Il s’agit souvent des milieux défavorisés ou pauvres, très loin de ces considérations « éthérées ».
  • (B). Les populations isolées et centrées sur elles-mêmes, aux cultures locales fortes qui génèrent des visions arrêtées sur le monde. Des populations qui rejettent les idées et les croyances différentes des leurs (qui s'opposent à leurs « puissances explicatives »), qui les agressent : d’une certaine manière pour ces individus, rejeter les idées c'est faire acte de foi, c’est une façon d’appartenir à son groupe social et de se rassurer sur son identité.
> Pouvez-vous donner des exemples ?

Oui, bien sûr. Je pense à deux catégories de personnes :

Celles issues de milieux populaires et traditionalistes – plus religieux – qui constituent environ 25 % de la population Française. Il s’agit de populations réfractaires aux étrangers, peu habituées à être en contact avec d’autres idées. Le sujet « OVNI » y est assez mal vu. Parmi les personnes dont les témoignages sont recueillis au GEIPAN, ce sont celles issues de ces milieux qui ont le plus peur du ridicule et du rejet par leurs pairs et qui généralement nous demandent l’anonymat absolu. Elles n’aiment pas témoigner, contrairement à ce que l’on imagine.

Paradoxalement, alors que le niveau d’éducation augmente le degré d’ouverture, il y a aussi une exception notable chez certains scientifiques en sciences expérimentales/dures, censés expliquer la marche du monde et de l’univers. Face au phénomène OVNI, une partie de ces individus dits « rationalistes », vont vouloir rechercher une réponse à tout prix. Leur pouvoir explicatif sur le monde est la Science, quitte à en oublier ses limites et celles du raisonnable. Il s’agit d’une dérive dogmatique de la science et du détournement de la méthode critique au profit d’un scepticisme à tout crin qui détruit toute information qui ne rentre pas dans leur cadre de pensée [9]. Précisons que cette population est peu significative statistiquement car elle ne représente que moins de 1,4% de la population totale.

> D’accord. Mais enfin, quelle variable sociale dégagez-vous ? Cela parait assez varié finalement tout cela ?

Eh bien pas tant que cela. Si l’on oublie la dernière catégorie, peu représentative, il s’avère que le vote Front National recouvre assez bien l’ensemble de ces catégories !

> Vous rigolez ? Déjà que le sujet OVNI est polémique, si en plus vous y ajoutez des considérations politiques, vous n’allez pas apaiser le débat !

Il s’agit simplement de rester factuel. Il s’avère que le vote Front National est bien un marqueur culturel associé aux milieux populaires (B), de plus, les études en sociologie électorales montrent qu’il est très fortement corrélé avec un faible niveau d’instruction (A), un sujet qui pour des raisons de sensibilité n’est que peu connu du public [10].

In fine, avec des données précises pour l’ensemble du territoire, vérification faite, la p-value trouvée était encore meilleure que celle du nucléaire ! Elle fera, d'ailleurs, l'objet d'une prochaine étude.

Fig. 11 – Comparaison de la distribution du vote FN avec la distribution des résidus du modèle.
> J’en reste scié. C’est tout de même choquant et difficile pour un sujet déjà en recherche de crédibilité…

Attention tout de même : il ne s’agit pas d’un jugement de valeur ! Le vote FN est aussi un vote protestataire, reflet de l’échec de politiques d’éducation et d’intégration. Il est mesuré sous forme de moyennes sur le territoire, qu’il ne faut jamais interpréter individuellement : vous pourrez toujours me trouver un individu proche des idées du FN qui aime parler des OVNI !

Et puis, la variable « Front National » n’est pas non plus idéale : ce sont certains déterminants au sein de la population FN qui sont intéressants : les fondamentaux culturels se lisent dans les nationalismes. D’ailleurs nous retrouvons cette caractéristique chez les témoins d’apparitions mariales : généralement des personnes issues de milieux extrêmement modestes et ruraux.

> En effet, je vois sur vos cartes qu’il y a un écart avec la Bretagne et le pays basque ?

Oui, car leurs traditions ne les lient pas au Front National.

> Pourquoi ?

Le Front National est aussi le résultat d’une réaction de défense populaire des cultures locales face aux vagues d’immigration du début du XXème siècle qui ont touché le bassin méditerranéen et le nord de la France. Il y a eu des phénomènes de diffusion et de mise en rapports de cultures différentes qui se sont échelonnées sur plusieurs générations.

La Bretagne et le pays Basque en ont été relativement préservés et d’ailleurs votent moins FN : ce sont des cultures fortes mais non connectées à l’identité nationale.

Dans les faits, il n’y a pas de variable idéale pour représenter l’identité des cultures traditionnalistes en France associée à un faible niveau d’éducation ! La variable FN est une bonne approximation, et elle répond bien au besoin pour un apprentissage supervisé.

> Et vous avez bouclé la boucle, retrouvant dans la dimension spatiale un apprentissage structuré et ciblé ?

Absolument ! Ce qui était fascinant. Qui plus est, cet apprentissage apparaissait réalisé de manière externe (supervision) indépendamment de la volonté des individus compte tenu de l’absence de relation avec la distribution des PAN A. Il y aurait une maximisation des effets et des actions menées, tant dans l’espace – sur le territoire – que dans le temps, révélés par deux modes de calculs totalement indépendants.


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> Quelles suites et interprétations possibles de ces résultats ? Dans l’hypothèse de l’apprentissage supervisé, comment essayer de comprendre l’objectif d’éventuels « superviseurs » ?

Nous l’avons vu, cela repose sur un ciblage des VALEURS dans l’objectif de faire progresser certains sujets au sein de la population.

Cela ressemble à programme d’éducation, voire de manipulation psychosociale, (nous pourrions oser que toute forme d’éducation est une forme de manipulation). Le système qui supervise « injecte » de l’information progressivement sur le territoire, tout en restant sous un seuil de « détectabilité », grâce à une communication en mode « pair à pair ». C’est-à-dire, en ne s’adressant qu’à des petits nombres d’individus et en laissant l’information se diffuser à partir d’eux.

Ce programme ressemble d’une certaine façon à une forme de « vaccination » du corps social humain: de façon à ce que le système immunitaire soit capable d’accepter ces valeurs / sujets / notions.

De son côté, la société n’accepte pas naturellement ces « informations », perçues comme des aberrations et développe des résistances. Ces résistances se manifestent diversement au niveau individuel et collectif : « cécité intellectuelle », moqueries, rejets. Nous retrouvons exactement les mêmes symptômes qu’en conduite du changement.

Une fois les témoignages OVNI diffusés et intégrés par le corps social humain ils sont finalement appropriés et repris dans la culture sous différentes formes de concepts et d’idées.

> Mais compte tenu de ce que vous disiez précédemment, il y a aussi un ciblage de nature environnementaliste, voir même écologique par le phénomène ?

Oui, comme je le disais en introduction il pourrait se comprendre au travers du questionnement suivant : « Qu’est ce qui pourrait intéresser l’homme du futur ? »

Après des millions d’années d’évolution, nous avons abouti à ce que nous sommes aujourd’hui en tant qu’espèce humaine consciente: sapiens-sapiens.

Nous restons néanmoins un produit « fragile » à l’échelle de l’univers, soumis aux risques que nous contribuons à créer.

La survie de notre chemin évolutif, au moins à court terme, continue de dépendre de la protection des écosystèmes qui ont permis cette merveilleuse émergence. Ce sujet transparait au travers de la surveillance des risques environnementaux : nous cherchons nous-mêmes, au niveau planétaire, à surveiller pour pouvoir contrôler et maîtriser les aléas. Et, cette surveillance, progrès faisant, s’étend à des échelles de plus en plus vastes dans le temps et dans l’espace.

> Nous et… les autres ?

En effet, il s’agit aussi de la question du développement de l’intelligence collective, en réseau.

Protéger l’intelligence et la richesse environnementale, mais aussi pourquoi pas la susciter partout autour de nous font et feront probablement toujours partie de nos challenges en tant qu’espèce.

L’enjeu des progrès futurs résideront probablement dans notre capacité à réunir les divers peuples de la Terre pour résoudre collectivement les défis d’ordre planétaire qui nous attendent. Progrès faisant, les peuples maîtrisent des échelles de temps et d’espace de plus en plus vastes, qui se superposent, nécessairement interconnectés, et rencontrent des problématiques partagées.

Avec les autres humains, si nous habitons un même territoire parfois, nous habitons la même planète nécessairement. Par extension nous cohabitons dans la galaxie peut-être aussi avec d’autres intelligences, et nous devrons alors partager cet espace en « bonne intelligence ».

> L’un des objectifs de ces superviseurs serait donc de développer cette intelligence collective ?

Oui. Si nous résonnons au-delà de l’individu, développer de l’intelligence collective, c’est créer de la richesse, en reliant les sociétés et plus largement les civilisations de façon à ce qu’elles puissent partager le meilleur d’elles-mêmes. En systémique, nous disons parfois que le tout est plus que la somme des parties.

De manière générale, les civilisations du futur, deviendront ce que j’appelle des « Jardiniers de l’univers ». Intervenant sur des échelles de temps et d’espace de plus en plus vastes, elles contribueront à développer l’intelligence collective, en cherchant à planter des graines et à stimuler l’évolution partout autour d’elles.

> Comment voyez-vous ces « jardiniers » opérer sur Terre ?

Le cas échéant, en poursuivant deux types d’objectifs :

  • Objectif n°1 : en protégeant l’intelligence sur les planètes, en l’alertant sur les risques, sans contrevenir à l’auto-déterminisme des sociétés. Privilégiant l’alerte à l’intervention, en se contentant d’envoyer des messages relativement ostentatoires aux décideurs de ces sociétés (ceux ayant la capacité d’agir). Faisant en sorte qu’ils soient interpellés sur leurs responsabilités. Mais sans contrevenir à l’objectif n°2.
  • Objectif n°2 : en développant cette intelligence collective, en préparant progressivement le contact avec d’autres civilisations avant même d'envisager de coopérer avec elles.
> Pratiquement parlant ?

En créant des ponts de communication entre les civilisations. Ni trop larges ni trop étroits de façon à préserver les spécificités culturelles de chacun. Un travail qui demande plusieurs générations de façon à mettre en place les outils pour que chacun puisse se représenter et s’adresser à l’autre sans avoir à importer des symboles ou des concepts.

> Pourquoi s’attacher à préserver nos spécificités culturelles ? Notre identité culture est-elle si importante ?

A dire vrai, c’est notre seule richesse. La culture représente tout ce que nous avons à partager avec d’autres civilisations : notre façon d’appréhender la nature, de percevoir l’environnement et l’univers. Sur Terre, chaque culture s’est appropriée l’environnement de façon unique, a façonné des objets et créé des mots, des langages, des idées, qui n’ont de sens que dans les lieux et temps qui leur correspondent.

Ce n’est pas le cas de notre technique ou de notre science, qui sont immanquablement (re)découvertes par d’autres civilisations. Technique et science constituent plutôt des risques pour les sociétés qui ne seraient pas pourvues des structures éthiques ou morales pour être en mesure d’en circonvenir les dangers.

Finalement, chaque culture est le résultat d’une construction, d'un équilibre, patiemment élaboré entre l’homme et la nature, le fruit de centaines voire milliers d’années de tâtonnements et de recherche. Ce qui rend une culture non transposable : elle nait, s’épanouit et vit dans un espace social et environnemental donné.

Et c’est bien là, il me semble, indépendamment de notre degré d’évolution, tout ce que nous avons à apporter à d’autres civilisations : le regard que notre culture nous confère sur le monde, l’univers.

Les cultures peuvent être vues comme des écosystèmes qu’il faut préserver. Respecter le développement de ces cultures c’est respecter le développement de leur art, de leur façon de vivre, mais aussi leurs outils symboliques.

Ce qui nous fait toucher à la notion « d’ethnocide culturel » développée par le sociologue Robert Jaulin dans les années 1970.

> C’est-à-dire ?

Une culture trop fragile, qui ne serait pas préparée au choc de la rencontre avec une autre culture, pourrait se faire détruire. Sans même imaginer un conflit, une culture non préparée pourrait être séduite par l’avance technologique d’une autre et importerait alors des objets culturels qui déstabiliseraient totalement son art de vivre, ses traditions et plus largement son rapport à l’environnement.

Or, dans l’objectif du développement d’une plus grande intelligente collective, il est indispensable que chaque civilisation conserve ses spécificités, son identité culturelle, si elle veut pouvoir partager son regard aux autres.

> Je résume, l’objectif n°2 serait de développer l’intelligence collective, en mettant en contact des cultures différentes. Cette mise en contact, passerait par une phase de préparation, de sensibilisation culturelle, au-travers d’un apprentissage supervisé.

Absolument. Et toujours dans une recherche d’économie d’énergie, l’objectif n°2 serait associé à l’objectif n°1 dès que possible.

> Ramené aux OVNI, comment se déroulerait cette phase de préparation ?

Dans ce contexte, les apparitions d’OVNI sont des prétextes pour introduire des concepts sur les intelligences extra-terrestres, pour penser « l’autre » avec nos propres mots.

Du reste, les témoignages d’OVNI ressemblent parfois à un jeu de théâtre, décrivant des scenarios absurdes, mis en place dans le seul objectif d’être vus par d’uniques témoins.

Par exemple, dans le cadre de l’affaire de Valensole, imaginer deux extra-terrestres venus du fin fond de l’univers descendre de leur vaisseau, s’accroupir pour observer un pied de lavande, avant de repartir parait complètement absurde[11].

Cela prend sens si l’on comprend, que dans l’hypothèse de l’apprentissage supervisé, les images qu’il est besoin de renvoyer sont purement imaginaires, ce ne sont que des scénarios fictifs qui ne représentent pas la réalité des « superviseurs », mais juste une réalité en « carton-pâte » suffisamment crédible pour impressionner les témoins.

Les apparitions d’OVNI, de manière générale, restent basées sur les archétypes humains de la culture ciblée: ils sont des projections à partir des fantasmes humains et des éléments de la conscience collective humaine. En théorie, s’ils sont bien réussis, ils peuvent même être entretenus et prolongés par cette dernière.

L’objectif alors n’est pas de montrer ce que l’autre (par exemple, l’extra-terrestre) EST réellement mais d’éveiller les consciences, d’apprendre à penser l’autre par extension de nos propres symboles. Et chaque nouvel outil symbolique créé par l’homme à partir de ces observations sera éventuellement réutilisé dans les observations qui suivent.

A noter que ce travail sur les consciences est aussi réalisé par les progrès de la pensée scientifique en relation avec les philosophes. Nous le voyons avec les nouvelles notions manipulées par les scientifiques : exo-planètes, zone habitable, panspermie, indice de similarité avec la terre, exobiologie, vie extra-terrestre, etc., etc. [12]

> Si les apparitions doivent rester basées sur des archétypes difficile de délier cela de l’hypothèse psychosociale ! C’est inextricable, non ?

Effectivement, si cette intégration de concepts est réalisée de manière optimale alors elle devient proche d’une activité de la conscience collective humaine qui surgirait sous forme de délires ou d’hallucinations.

Si ce n’est la précaution prise pour les PAN A, la réaction de la conscience collective humaine pourrait être confondue avec une activité matérielle d’« OVNI », réels (PAN D).

> De quelle manière se produirait ces résurgences de la conscience collective humaine ?

Ces modes d’expression de la conscience collective restent à démontrer. Néanmoins, on peut penser, qu’ils seraient cristallisés par et autour d’individus psychologiquement sensibles [13]. Des phénomènes peuvent être individuellement et/ou collectivement vécus par des témoins sous formes de transes hypnotiques.

Que ce soit des phénomènes de résonance (comme nous l’avons vu, ils peuvent survenir pour les suicides ou les crimes de masse), ils peuvent se manifester sous formes de témoignages « d’apparitions » neutres ou positives (observations de lumières, etc.) reprenant la thématique OVNI classique.

Ou bien, à l’inverse, des phénomènes de dissonance (névroses/rejets) : témoignages d’apparitions de nature négative, traumatisantes. Comme des paralysies du sommeil ou des « abductions » (enlèvements par des extra-terrestres). Les cultures locales vont cristalliser des phénomènes en s’appuyant sur des éléments de leurs traditions.

Il est convenu que ces phénomènes prennent naissance dans des traumatismes ou chez des personnes à la sensibilité particulière. Elle se traduit par une emprise mentale du/des sujets: états de conscience modifiés: transe, hypnotique ou semi-hypnotique, sommeil hallucinatoire qui peut s’étendre à l’entourage.

Toutefois, tous les phénomènes ne sont pas réductibles à la thèse socio-psychologique compte tenu d’aspects matériels dans certaines observations OVNI. A cela on pourrait maintenant ajouter la structure ordonnée dans le temps des phénomènes : il n’y a pas à notre connaissance de phénomène socio-psychologique capable de s’ordonner ainsi.

> Enfin, revenons à notre hypothèse d’une intelligence qui supervise : le contact avec celle-ci, puisqu’il s’agit de cela, pour quand serait-il ?

En théorie d’apprentissage espacé, il est considéré qu’au bout de 5 apprentissages une connaissance « normale » est stabilisée. Selon les modèles précédents, la prochaine vague (la cinquième) appartenant au cycle initial, se produirait entre fin octobre et novembre 2035 [14]

Dans le cadre de la théorie de l’apprentissage supervisé, la période d’apprentissage serait alors terminée : aurait lieu alors le « contact » proprement dit et le début de communication régulière avec nos superviseurs, quels qu’ils soient.

> Un mot pour conclure ?

J'aimerais remercier tous ceux qui m'ont aidé et ont contribué de près ou de loin à déchiffrer ces données, et plus largement tous ceux qui m'ont soutenu au cours de ces dernières années.

References

  1. L’avantage de cette source de données est sa très grande étendue (près de 18 000 témoignages), ainsi que sa relative bonne homogénéité dans le temps, puisqu’elle s’appuie sur l’extraction de près d’une centaine de sources bibliographiques. A noter que même étant l’une des plus exhaustives, cette base de données n’est pas non plus idéale. En particulier, elle est moins bien suivie sur ses dix dernières années (1990-2000) :
    • la manifestation française du 5 novembre 1990 (v12) est sur-représentée avec toute la polémique qui l'entoure alors qu'à priori il s'agit du même phénomène (des rapports de la revue "Lumières dans la nuit" ayant été repris par L. Hatch),
    • à l'inverse, la vague belge de 1989 n’est que peu référencée.
    En corrigeant ces deux points, cela améliorerait encore les résultats qui suivent. Malheureusement, L. Hatch a eu un grave accident cérébral qui l'a empêché de poursuivre son recueil de données
  2. Initialement, v7 avait été retenu, puis écarté car pas assez significatif.
  3. Programme de calcul des fréquences : Parcours de l'ensemble semaines d'observation et somme x<inf>n</inf> = nb evts ayant un écart de i semaines)
  4. Utilisation d'une méthode de Monte-Carlo : sélection de 4 vagues sur 6 tirées aléatoirement, comprises entre 1947 et 2000, et recherche du coefficient de détermination R². Approximation de la densité de distribution des coefficients de détermination par une loi de Gumbel, applicable à des phénomènes qui suivent une distribution exponentielle. A noter sur des milliers de tirages, une loi de régression proche d’une puissance de 2 n’a jamais été obtenue : cette contrainte aurait encore rendu plus improbable le résultat.
  5. Le soleil est constitué d’un ensemble de rythmes d’activités qui se superposent. Le plus connu d’entre eux, dure approximativement 11 années et est appelé cycle de Schwabe. Le cycle de Hale, de 22 années, est également assez connu. Il y en a d’autres moins connus, comme celui de Gleissberg de 88 ans. L’ensemble des cycles semble suivre une loi de distribution en puissance de deux qui a été remarqué par deux scientifiques Charles Perry et Kenneth Hsu (Perry, C.A., Hsu, K.J., 2000, Geophysical, archaeological, and historical evidence support a solar-output model for climate change: Proceedings of National Academy of Science, v. 97, no. 23, p. 1244-12438.). Ces cycles, sont proches des périodes d’activité constatées pour les vagues, sont rassemblés ici dans un tableau
  6. Cette fonction dépend de la courbe de l’oubli mise au point par le psychologue Hermann Ebbinghaus, https://en.wikipedia.org/wiki/Forgetting_curve  : l’information que nous acquérons est toujours détruite en proportion de ce qu’il nous en reste en mémoire. Il est conseillé, pour apprendre efficacement, d’insister sur ce que nous oublions le plus vite (ce qui n’accroche pas en mémoire), et donc d’attendre d’oublier suffisamment. Pour des détails sur les calculs : http://www.supermemo.com/articles/stability.htm . Au fil des répétitions, l’information est stabilisée.
  7. Il est d’ailleurs intéressant de voir que c’est à ce niveau d’échelle que cela se passe.
  8. p-value = fonction qui renvoie un score permettant de tester l’hypothèse nulle. On considère généralement que si la p-value est inférieur à seuil, généralement, 5%, alors le test de l'hypothèse nulle n'est pas significatif. Ou, en d'autres termes, que la corrélation que nous cherchons à mesurer peut-être signicative.
  9. Sur un témoignage OVNI, pour convaincre ou se convaincre des conclusions à apporter, deux types d'approche sont principalement utilisées: amplifiante ou réductrice. Si nous prenons l’exemple classique, d’un triangle gris avec des lumières blanches en triangle et un feu rouge central :
    • L'approche amplifiante consiste à ajouter de l’information. Par exemple, indiquer qu’il s’agit non seulement d'un triangle mais aussi d’un vaisseau extra-terrestre, alors que rien ne le laisse penser. Peut-être aussi employé pour décrédibiliser un sujet : « il y avait des petits hommes verts ! ».
    • L'approche réductrice, consiste à enlever de l’information – généralement ceux qui veulent réduire à néant les éléments observationnels dérangeants pour les faire rentrer dans leur cadre de pensée. Ici, le triangle gris est supprimé des conclusions, seuls les 3 feux sont retenus pour devenir un avion.
    De manière générale, il est très difficile de rester objectif, en ne supprimant ou n'ajoutant pas l’information aux témoignages. Naturellement, nous cherchons à nous conformer à nos cadres de pensée. Je n'ai jamais vu d'enquêtes avoir l'honnêteté d'indiquer les opérations de réduction ou d’amplification réalisées en dressant sous forme de tableau le bilan.
  10. Quelques exemples d’études de corrélation entre le vote Front National et le niveau d’instruction : De manière générale, la cartographie du vote FN à l’échelle des communes est mal connue du public. Pourtant elle est admirable. Lorsque j'ai eu le "bonheur" de la calculer en 2012 (avec les données issues des élections), je me suis rendu compte à quel point elle suivait les contours géographiques, véritables frontières culturelles : le long de la vallée de Garonne, le long de la vallée du Rhône et s’étend sur les grandes zones de plaines et de cultures permanentes fruitières. A l’inverse, les grandes villes font bouclier, bien au-delà de leurs limites administratives, les massifs montagneux également, dans une moindre mesure
  11. Une bulle d’information et de données de plus en plus large entourera des objets technologiques futurs : la présence d’individus et d’êtres biologiques dans un rayon donné autour d’un véhicule bardé de capteurs avancé sera automatiquement détectée et envisagée suffisamment à l’avance pour qu’il n’y ait pas de « surprise » possible. Par ailleurs, toute l’information imaginable sur un pied de lavande pourrait être accessible à une civilisation très avancée ne serait-ce qu’en utilisant des moyens spatiaux, ou encore des moyens terrestres à base de nanotechnologies et/ou encore de robots-insectes qui ne nécessitent aucune raison de se montrer ostensiblement, et sinon de feindre de l’intérêt puis de la surprise devant le témoin
  12. Suivant ses projections récentes, la NASA envisage la découverte d’une vie extraterrestre (simple) pour 2035
  13. La Paralysie du sommeil et ses rapports avec des comportements hallucinatoires est notamment étudiée en France par T. Rabeyron
  14. Bien évidemment, à l'instar de la météo, une prévision issue d’un modèle ne peut en aucun cas tenir lieu de certitude sur la réalité !

Schéma synoptique

Schéma logique décrivant l'article et le cadre des recherches (cliquer pour zoomer)